samedi 6 août 2016

La Villa Blanche et la Chaux de fond


 Le pan de verre est déjà là


 Etagères de la Cité Radieuse - bureau atelier perso


Il aimait les pots



Rue commerçante intérieure de la Cité Radieuse


Transgression florale dans le carré




Bastingage de paquebot




Rectangle bleu céruléen vs le végétal qu'il prend sa revanche



Blancheur x-tra white



Erreur qui tue



La tapisserie et le piano de sa mère



Salon jaune personnel





Nature en boîte


et miradors


Maison style sapin (déjà bien géométrique)




La Chaux de fond. Ville au carré







mercredi 16 mars 2016

Lille et Vide


EN MARCHE from Meryll Hardt on Vimeo.

*** Work in progress***

Montage brute de balades interrogatives filmées au smartphone autour d'Euralille.
Ici, quartier Romarin et centre commercial en travaux et en préparation de l'Euro de foot.

Etat des lieux d'un espace public mis au pas des exigences de la croissance et de la gentrification, ma balade m'amène progressivement au centre commercial conçu par l'atelier Jean Nouvel, où dans le cadre de l'Euro, spectacle et sport se relayent pour mettre l'usager "en marche", clin d'oeil à la mise en marche forcée proposée par Manuel Macron.

Vidéo réalisée dans le cadre de la Semaine de la décroissance (Les Objecteurs de croissance) 
projetée au cinéma L'Univers à Lille + discussion rencontre autour de"Lille et vide". 









vendredi 1 janvier 2016

mardi 9 septembre 2014

PIXEL SUNRISE



Installation video interactive.
Scénographie : Meryll Hardt
Programmation : Johan Lescure.
Le Fresnoy Studio National des Arts Contemporains. 
Prof. Thomas Macintosh. 

Dans un flux numérique tendu, l'installation se réfère aux premiers jours de la photographie, aux regards aveugles de sujets pétrifiés dans leur patience, à l'attente d'être immortalisés. L'installation permet à un seul visiteur ou groupe de ressentir un mouvement de va-et-vient entre la fixation et la dissolution de leur forme. Chaque présence dans le white cube est interconnectée et le mouvement de l'un affecte la représentation de l'autre.
La clef de voûte de l'installation se trouve dans la dissociation d'un écran et son filtre polarisant qui a été retiré, une distanciation qui révèle un écran LED comme un monochrome de lumière blanche. Un chemin menant au retard de l'image, soumis à une révélation progressive et fragile, à travers un filtre accroché, comme une lentille-prothèse carrée.










La genèse du projet : la perte et le retour de la vision.





















Drawing of a bionic eye device after a 3D model found in google images
(c) Second Sight Medical Products


Intéressée par le post-humanisme, je me suis penchée sur les technologies de la prothèse rétinienne et sur leurs patients pionniers, découvrant une perception d'un nouveau genre avec les limitations que cela implique dans son expression. Limitation de la transcription de la perception elle-même (quelque chose que nous partageons tous) ainsi que limitation de la transmission des éléments potentiellement relevant du secret industriels du produit. La ligne entre patient et produit (implanté dans la tête du patient) devient mince lorsque ces derniers sont liés au constructeur par un contrat dans le cadre d'une expérience subordonnée aux impératifs commerciaux du constructeur. 

2014 : Google glass et Second Sight. Voir plus et revoir. 

La prothèse Second Sight, apparue sur le marché quelques mois avant les GoogleGlass avaient en commun avec elles de viser à améliorer la connexion, l'orientation, la surveillance et l'efficacité de l'utilisateur dans l'espace urbain.  
Deux types de clients donc. D'un côté, de jeunes employés de la Sillicon Valley, désireux d'être sur-connectés, munis de la prothèse Second Sight, de l'autre, des personnes atteinte de rétinite pigmentaire, devenues aveugles et vulnérables dans l'espace public. 
Des personnes ayant perdu leur perception visuelle par étape et désireuses de se reconnecter au monde en attrapant un phare dans le brouillard ; le jour en se laissant ballotter par les impulsions envoyées par leurs prothèse, jusqu'à ce que leur cerveau leur donne sens. Une perception coulante, en cascade proche d'un processus d'aquarelle, laissant peu de place à la précision. Et la nuit en se remettant à rêver de beaux couchers de soleil que leur mémoire avait oublié.  

Mon projet original pour "Pixel Sunrise" était d'établir une collaboration avec un patient et un thérapeute autour d'une transcription de la perception. Le but de cette rencontre aurait été de confronter l'approche scientifique objective externe à l'interprétation subjective de plusieurs patients volontaires au travers du récit de la perte et du retour parcellaire de la perception visuel de ces derniers, leur capacité de projection, de synesthésie.

En préparation de ce projet, des recherches esthétiques avaient été réalisées en collaboration avec Delphine Menoret (directeur de la photographie) et Raphaël Thibault (coloriste-ancien élève du Fresnoy Studio National), en quête d'un moyen poétique et plastique de transmettre l'expérience subjective des patients. Malheureusement, le contrat de confidentialité signé avec Second Sight me permettait certes de rencontrer des patients et mais m'interdisait de communiquer ce que je pourrais découvrir. Refusant une collaboration qui me pousserait à mentir sur le produit pour en assurer la promotion j'ai donc choisi de mettre un terme à mon projet. 


Recherches / travaux préparatoires autour du projet d'installation video :










mardi 22 octobre 2013

Une Vie Radieuse



UNE VIE RADIEUSE / A RADIANT LIFE
Fiction experimental 

France 2013, 17'33 

1:66 - Color - NB

FR / ENG SUB 

 















1952, la Cité Radieuse de Marseille reçoit ses premiers occupants, 80 fonctionnaires et des dédommagés de guerre venant des quatre coins de la France. Certains sont portés par l’idéal que promet Le Corbusier. A son arrivée, un couple expérimente les lieux, l’équipement, l’espace qui lui est imparti. L’un comme l’autre réagit à son nouvel habitat, Sa singularité, ses précisions. Le corps interroge l’utopie. nouvel Eden mis au monde en pleine reconstruction, La Cité Radieuse, version courte de la Ville Radieuse, flotte sur l’après-guerre comme si rien ne s’était passé. A son bord, s’installent le froid, la solitude et la stérilité.

1952, The Radiant City of Marseille receives its first occupants, eighty civil servants and compensated from war, coming from the four corners of France. Some are led by the promise of Le Corbusier’s ideals. Upon arrival, a couple experiments the location, facilities, and space allotted to them. They each respond to the new habitat. Its uniqueness, its details. The body questions the utopia. New Eden born under the reconstruction, The radiant city floats on the after-war As nothing happened. On board, settled cold, loneliness and sterility.










 


































(c) Meryll Hardt - Le Fresnoy Studio National des arts contemporains

FULL CAST AND CREW
   
With Meryll Hardt - Patrick Blauwart- Dr. Brabant. The voices of Daniel Dobbels, Jordan Gauthier, Christophe Vanheule, Sofiane Belaibi, Chantal Salmon, Lyne K, Léonore Mercier, Meryll Hardt. 
Director of Photography : Delphine Ménoret, Julien Guillery
Camera Assistant : Julien Hogert
Props : Maxime Mercadier
Make up / Hairstylists  : Lisa Keuchguerian, Clothilde Legrand, Valérie Bisbrouck.
Costume Design : Sylvie Dermigny


Editing: Meryll Hardt
Compositing / Calibrating : Raphaël Thibault
Audio Ingineer : Jérôme Noirot, Felix Kubin
Audio Assistants :  Antoine Sugita, Mathieu Lambin
Audio Editor / Mixer : Remi Mencucci
Original soundtrack : Meryll Hardt, Julie Normal, Accident du travail


Contact / diffusion :
Natalia Trebik




  "An unsettling retro science-fiction film, A RADIANT LIFE explores the grim side of Le Corbusier’s utopic visions of the ideal city. In a masterful blend of archive materials, choreography and fiction, MERYLL HARDT examines the alienation raising when the need for geometrical harmony of space overshadows the need for human warmth. The coldness of the concrete sneaks into the character’s lives, while the sterility of the house becomes a sterility of human relationships. The radiant city proves unable to support life. The living space turns from home into a concrete cage. 

Centering the story around a 1950s housewife, the film poignantly underlines the sense of constraint and rigidity. Bit by bit, the characters are infected by the environment’s sterility. Individuality is lost, as movements and gestures lose their freedom and expressivity and become a rehearsed choreography. In a geometrical décor, the mise-en-scène fragments the protagonist’s body, revealing the completely alienating and dehumanizing aspects of life in what is more a cage than a home.” 

Diana Mereoiu, BIEFF 2013